Anecdote : les mésaventures du Chaton Chiffon & Cie.

En ce jour du 1er avril où la tradition veut que vous vous baladiez avec un poisson collé dans le dos la moitié de la journée, j’ai décidé, non pas de tenter de vous monter un énorme canular bien rodé, mais plutôt de vous faire rire un peu …

Surtout si vous avez enchaîné 2 réunions, un déjeuner d’affaire et le spectacle de danse de la petite…
Le tout avec votre fameux gribouillis accroché à votre veste hors de prix !
Car croyez moi, vous qui avez fait preuve de tant d’humour pour assurer à vos collègues de travail, vos collaborateurs et votre marmaille une excellente journée pleine de fou-rires à vos dépens, vous méritez amplement de sourire à votre tour grâce à quelques anecdotes inavouables !
Alors venez rire avec Le Chaton Chiffon, de ces petits moments de disgrâce divine.
Après tout, les petits soucis de parcours arrivent même aux meilleurs !

Le Louvre ... un éternel regret et une sacrée anecdote.

Le Louvre … un éternel regret.

(Anecdote 1) L’erreur du débutant : le mauvais jour.

Celle-ci, nous l’avons tous faite au moins une fois, mais nous nous l’avons faite en grand !
Pour vous raconter cette grosse déception, revenons un peu (beaucoup) en arrière, façon « throwback friday » avec une anecdote vraiment honteuse…
10 ans plus tôt (donc c’est bon, il y a prescription et je peux vous confier cette grosse bévue), les voyages ne faisaient pas légion et la planification non plus…
Lors de nos premières vacances prolongées à Paris, nous avions décidé de visiter les incontournables.
C’est-à-dire le Disney Store (oui j’ai une drôle de vision des incontournables mais j’assume ! ), les Champs Elysées et le jardin des Tuileries.
Mais aussi Paul pour le déjeuner (à l’époque c’était exotique pour une provinciale), Ladurée pour le goûter et la Seine.
Ainsi que l’incomparable Musée du Louvre pour couronner le tout…
Nous partons donc, plein d’espoir et d’attentes.
Petit groupe de cinq amis enthousiastes, dont 3 parisiens.
Arrivés devant la magistrale pyramide, l’appareil photo déclenche à tout va.
Ravis, nous nous avançons et nous apprêtons à pousser la porte d’entrée.
Et soudain…
Le vide.
Rien.
L’horrible résistance d’une porte fermée et ce petit écriteau railleur sur le côté portant l’horripilante mention « fermé le mardi« …
O rage, ô déception, ô désespoir !
Bref, sans verser dans la tragédie grecque, vous l’aurez compris, pas de Louvre pour nous !
Et depuis ? Toujours pas visité car nous ne sommes plus retournés à Paris, mais par contre je suis devenue une planificatrice compulsive !
Rassurez-vous, on ne m’y reprendra plus !

(Anecdote 2) La toute première douane.

Parmi les galères que tout voyageur doit connaître un jour, la fameuse et angoissante douane …
On lit des tas de choses là dessus.
On entend tout un tas d’expériences des collègues, de la famille, des autres voyageurs.
Et l’on redoute ce croque-mitaine du baroudeur tapit dans l’obscurité de chaque premier voyage aux U.S.A …
Et même si l’on prend sur soi et que l’on se répète 1001 fois qu’il faut prendre garde à ne pas prononcer certains mots là bas ou d’éviter de faire des blagues stupides, même si l’on s’y prépare comme à un rendez-vous chez le dentiste, on n’est jamais vraiment prêt …
Surtout après un premier vol de 14h00 et un lever à 4 heures du matin.
Malgré 36 grandes inspirations, et la présence rassurante du reste de la bande juste derrière, malgré un coup d’oeil au Doudou Winnie caché dans mon sac à main, c’est le trou noir.
Incapable de sortir le moindre mot (et surtout pas en anglais malgré 13 ans de cours), et encore moins de comprendre de simples indications pour entrer mes empreintes digitales !
Un moment tragi-comique qui durera de longues secondes … jusqu’à ce que l’on me souffle gentiment « c’est l’autre main« .
Ah oui, je me disais aussi…
Puis, un grand sourire et un « Welcome to USA« , assorti d’un « And don’t forget to relax ! « …
Oui pas mal comme idée !

(Anecdote 3) Le cas du (presque ! ) incident diplomatique.

La Mosquée de Paris ... une vraie splendeur, mais évitez le short ! Ou gare à l'anecdote !

La Mosquée de Paris … une vraie splendeur, mais évitez le short !

Assez ri avec mes bévues de débutantes, passons un peu aux autres…
Car l’entourage du Chaton Chiffon n’est pas exempt de bévues et a son lot d’aventures plus ou moins loufoques à partager !
Alors plantons le décor :
Nous avons tous dans notre entourage cette personne volontaire, intrépide, voire (très) légèrement inconsciente…
Le genre à vous proposer très gentiment d’aller vous acheter une brosse à dent à 1h00 du matin dans une épicerie qui a tout du décor de braquage idéal dans un quartier glauque de Paris…
Parce que notre héroïne est une sorte d’Hercule au féminin, qui craint « dégun » comme on dit de par chez nous !
Et qui va là ou le vent la porte, au gré de ses fantaisies…
C’est aussi une artiste, une passionnée et une amatrice d’art oriental.
Bref, le genre de personne à pousser, émerveillée, les portes de la somptueuses Mosquée de Paris.
Sauf que la belle est du genre SPON-TA-NEE.
Et SPON-TA-NEE, ça veut dire qui ne se balade pas avec un livret de 300 pages sur chacune de ses escapades…
Oui… sauf que si elle l’avait lu mon livret de 300 pages, elle aurait su qu’on ne rentre pas en short dans un édifice religieux, et encore moins à la Mosquée de Paris.
Ce qui fait qu’à peine entrée, flânant de merveilles en merveilles, le nez en l’air, elle entend quelqu’un courir derrière elle, pris de panique.
Elle, de son côté, continue à marcher tranquillement, toute à ses découvertes, parce que rappelez vous, rien ne lui fait peur !
Et ce n’est que lorsqu’un monsieur vêtu de la tenue de prière traditionnelle lui fonce dessus, armé d’une couverture pour recouvrir ses jambes et ses épaules qu’elle réalisa que la prochaine fois, elle prendra une veste.
Parce que créer un incident diplomatique pour un pauvre petit short marseillais, c’est quand même dommage !

(Anecdote 4) Le cas du (presque ! ) incident diplomatique 2.

Et oui… les meilleures histoires ont une suite et celle-ci ne fait pas exception.
Notre intrépide voyageuse, une fois enveloppée dans sa couverture qui avait vu passer avant elle des générations et des générations de SPON-TA-NEES, s’excuse maintes et maintes fois et continue son exploration …
Et elle se promène, au comble du ravissement, de joyaux en joyaux, jusqu’à cette petite salle dans le coin où elle aperçoit une multitude de livres aux couvertures ornées de lettres toutes en volutes…
Avide de tous les parcourir, elle se dirige au pas de course vers cette véritable Caverne aux Merveilles… enjambant presque les corps agenouillés, voutés jusqu’au sol en pleine prière, ainsi que leurs bancs de chaussures à l’entrée de la pièce.
Et les formes au sol se hâtent de se relever, apparemment très offusqués, tandis que le monsieur de tout à l’heure fait irruption dans la pièce et en sort notre exploratrice en courant.
Car si mademoiselle avait bien enroulé sa couverture autour d’elle, elle était entrée sans le faire exprès dans la salle de prière des hommes !
Ce qui, vous vous en doutez, peut-être très mal perçu !
Heureusement, pas d’incident diplomatique cette fois encore, grâce au gentil guide de la Mosquée !
Et les délices du petit café niché dans le jardin achèveront de la réconforter après cette visite mouvementée …
Mais vous vous en doutez, Mesdames, à votre prochaine visite à la Mosquée de Paris (ou dans tout autre édifice religieux d’ailleurs), pensez à emporter un châle avec vous et à porter un bas qui arrive en dessous du genoux, afin de ne pas froisser les convictions des fidèles.
Mais aussi à lire les panneaux ou à prendre un plan !

Le high tea au Beverly Hills Hotel, un mythe qui le restera ! Et une bonne anecdote !

Le high tea au Beverly Hills Hotel, un mythe qui le restera !

(Anecdote 5) Le high tea est (vraiment) ailleurs.

Lors de nos dernières vacances à L.A, l’envie m’a pris de nous offrir un « high tea » …

Pour ceux qui l’ignorent, un high tea n’est autre qu’un moment de délicieuse décadence, dans un cadre superbe avec harpiste ou pianiste, robe de cocktail et chemise, entourés de porcelaine fine, d’un thé incroyablement parfumé et de dizaines de succulentes miniatures salées et sucrées pour l’accompagner…
Bref, le rêve de toute petite fille ayant trop grandi pour pouvoir encore jouer à la dînette sans excuse valable.
Et plus encore lorsqu’il se tient au Beverly Hills Hotel, un lieu tout à fait mythique de Los Angeles au style délicieusement rétro et aux prestations haut de gamme !
Entourés de luxuriants jardins, il fut le refuge prestigieux de véritables étoiles, telles Grace Kelly, Frank Sinatra ou Marilyn Monroe …
Et bien entendu, lorsque j’ai appris qu’ils offraient un « high tea », j’ai convaincu le reste de la bande de partager cet agréable moment avec moi, puisque nous devions retrouver nos amis californiens là-bas.
Mais, à quelques jours du départ, j’avoue avoir été atteinte d’une crise de flemme aiguë, et peu désireuse de confronter ma connexion plus qu’agonisante à un appel longue distance, j’ai demandé à l’un de mes amis résidant sur place de réserver pour tout le groupe.
Le jour venu, déjà émerveillés de nos premières heures à LA, nous nous dirigeons après une matinée bien remplie vers ce véritable mythe …
Excitée comme une puce, je me rêve déjà en Shirley Temple des temps modernes, certes un peu plus âgée, mais tout aussi glamour, avec mon chapeau à large bord, mon ensemble couture, mes talons un peu trop haut et bien entendu, mes lunettes de soleil géantes, accessoire indispensable de toute starlette en goguette.
Et notre arrivée ne démérite pas : voiturier, véhicules de luxe tout autour de nous (heureusement que nos amis ont une belle voiture ! ), et photo de groupe à la manière d’une première de cinéma.
Mais l’affaire se corse arrivés au salon de thé.
Car alors que je déambule, béate dans les jardins, mon ami s’entend dire qu’il n’y a aucune réservation à son nom …
Gros moment de flottement car il l’avait justement confirmée la veille, alors que nous nous rendions aux Warner Studios.
Et après trois ou quatre recherches infructueuses, il décide de rappeler le numéro précédemment composé…
Et là … je vous laisse savourer :
« Bonjour Monsieur, pardonnez moi de vous déranger mais j’ai une réservation à votre salon de thé.
Pourriez vous me dire où vous vous trouvez ?
 »
Et oui, lors de sa réservation mon ami s’était trompé de « Beverly Hills Hotel » !
Avouez que vous ne l’avez pas vue venir celle-ci, et moi non plus !
Nous nous sommes donc dirigés, un peu penauds, vers notre nouvelle destinations, et l’entrée de salon et le voiturier furent finalement tout ce que nous avons vu de cet hôtel mythique !
Mais rassurez vous, tout est bien qui finit bien et notre « high tea » au Beverly Hills Montage a été aussi exquis qu’agréable !
Mais ceci est une autre histoire…

(Anecdote 6) Les étiquettes de bagage.

Dernière petite anecdote pour aujourd’hui, et pas des moindres !
Deux ans après, j’en rit toujours autant et elle émaille encore nos récits de voyages…
Pour tout vous dire, c’était à l’occasion d’un voyage mère-fille et une grande première pour la maman du Chaton Chiffon qui ne voyage pas beaucoup.
Nous étions en partance pour la fabuleuse Barcelone et avions choisi de faire le trajet en train.
Or, une fois bien installés, ma maman me fait remarquer qu’elle n’a pas d’étiquette pour ses bagages.
Ce qui l’inquiète un peu au vu de toutes les annonces de sécurité.
Je lui dis alors de ne pas s’inquiéter et que nous en trouveront à Montpellier, lors de notre correspondance.
Tranquillisées, nous poursuivons notre périple.
Et une fois arrivées à Montpellier, le premier réflexe de ma Maman est de se ruer sur son portable pour raconter ses dernières aventures à qui veut l’entendre.
Tandis que je remplis les étiquettes avec ses coordonnées, avant de les poser sur la table et de lui faire signe de les accrocher à ses valises …
Sauf qu’une fois dans le train, je m’aperçoit qu’il n’y a aucune étiquette sur les bagages et comprend que les jolies petites étiquettes que j’avais préparées avec tant d’amour sont restées à Montpellier.
Disséminées sur une table, et complètement oubliées de leur propriétaire !
Mais, elles n’auront de cesse de se rappeler à son bon souvenir, puisque tout Montpellier ayant désormais ses coordonnés, son téléphone n’arrêtera pas de sonner tout le long de notre séjour !
Sacrée anecdote non?

Et voici pour nos petites anecdote !
Toutes les personnes concernées espèrent que leurs bévues vous auront fait passer un bon moment !
N’hésitez pas à nous laisser un petit mot pour nous dire ce que vous en pensez ou nous faire partager les vôtres !